Guide

Pêcher en toute sécurité

Un loisir iodé pour petits et grands

La pêche à pied, un plaisir simple… mais pas improvisé !

Avant de fouler l’estran, le b.a-ba

Quoi de mieux que la pêche à pied pour passer un moment à observer l’estran, tout en crapahutant entre les rochers ?

Si vous vous rendez sur l’estran* pour pêcher, notamment lors des grandes marées, prenez le soin de préparer votre sortie en amont, on n’est jamais trop prudent, parole de pêcheur !

*partie du littoral située entre les limites extrêmes des plus basses et plus hautes marées

© Alexandre Lamoureux

Préparer sa sortie

Avant de remplir son seau… bien s’informer

La qualité de l’eau, ce n’est pas que pour la baignade !

Même si l’eau vous paraît limpide, cela ne garantit pas la qualité sanitaire des coquillages.

Pour éviter de transformer votre festin en mésaventure intestinale, consultez le site www.pecheapied-loisir.fr. Mis à jour par la préfecture, il vous dit tout : espèces autorisées, tailles minimales, zones interdites…

C’est un peu le GPS du pêcheur à pied avisé. En respectant les bonnes pratiques de pêche, vous préservez la ressource, le milieu marin et votre sécurité. Chaque pêcheur à pied contribue ainsi à ce que ce plaisir reste accessible à tous et pour longtemps. 

Protéger le littoral

La mer, c’est pas la jungle

Adoptez les bons gestes et pêchez durablement

Respecter les règles, ce n’est pas que pour éviter l’amende salée, c’est aussi pour préserver les trésors de nos littoraux. En respectant les tailles minimales, vous laissez une chance aux coquillages de se reproduire.

La Maison des Abers propose des sorties pêche à pied accompagnées afin de s’initier à cette pratique !

© Alexandre Lamoureux
© Alexandre Lamoureux

Ne pas finir en galère

Check météo, bottes aux pieds

Avant de partir à la pêche, mieux vaut ne pas jouer les aventuriers

La mer, c’est beau, mais elle peut aussi être traitresse. Vérifiez la météo, les horaires de marée (dispo en office de tourisme ou en ligne), et partez équipé : habits adaptés, montre, téléphone chargé, et surtout… ne partez pas seul sur un coin inconnu. On n’est pas dans Koh-Lanta, hein. Si pépin il y a, contactez les secours : le 196 (ou 16 en VHF) pour le CROSS et le 18 ou 112 pour les sapeurs-pompiers. 

On ne part pas par temps de brume ou d’orage. Si vous ne connaissez pas le secteur, remontez dès l’heure de la basse mer.

© Alexandre Lamoureux

L’éthique du pêcheur à pied

Respect du terrain de jeu

La pêche à pied, c’est comme un pique-nique : on laisse l’endroit propre et vivant

Pour que tout le monde puisse profiter du festin, évitez de toujours pêcher au même endroit. Ne pillez pas les parcs à huîtres : à moins de 15 mètres d’un site de production, on s’abstient. Et surtout, on repose les rochers comme on les a trouvés. Retourner un bloc, c’est comme débrancher un aquarium : tout meurt, et la nature met trois ans à s’en remettre (attention au karma).

© Alexandre Lamoureux

Le matériel, les tailles, les quotas

Bien équipé, bien informé

Votre meilleure arme ? Une réglette et un peu de bon sens

Une bonne pêche, c’est une pêche maîtrisée, ayez une réglette sur vous pour vérifier votre butin. Prenez uniquement ce que vous comptez consommer. Faites le tri au fur et à mesure, respectez les quotas, et évitez d’utiliser des outils agressifs. Vos mains sont vos meilleures alliées. Le râteau n’est pas interdit, mais à manier avec modération et surtout : à la bonne taille.

© LC OTPA
© Alexandre Lamoureux

Ici, la pêche est un mauvais plan

Certains sites sont frappés d’interdiction permanente à cause d’un fort risque sanitaire. C’est le cas à Landéda (le Broennou), dans le fond de la baie de Goulven à Guissény, à Plouescat (baie du Kernic), au Moulin Blanc à Brest (même si certains locaux jurent y être immunisés…) ou encore aux Blancs Sablons au Conquet et à l’Anse de Camfrout au Relecq-Kerhuon. Le coquillage, c’est bon, mais pas s’il vous envoie au lit avec 39°C.

Une flore précieuse

Halte aux herbiers !

Non, ce ne sont pas de simples algues

Les zostères sont de vraies plantes marines, pas des salades vertes à piétiner. Elles servent de nurserie aux poissons, de garde-manger pour les oiseaux, et stabilisent les fonds marins. En Bretagne, il est strictement interdit d’y pêcher quoi que ce soit : coquillages, vers, oursins… Laissez ces prairies sous-marines tranquilles, elles font un boulot essentiel.

© Alexandre Lamoureux