Randonnée sur le GR 34 à Plouguerneau

Expériences

Randonner sur le GR34

Partez à la découverte du GR34 au Pays des Abers, un sentier mythique entre terre et mer. De balades nocturnes au pied des phares en passant par une immersion dans la nature sauvage et les sites culturels méconnus, cette randonnée vous dévoile l’âme de la Bretagne. Une expérience riche en émotions, en paysages, en histoire… et en lumière.

  • Tout public
  • À pied
Randonnée sur le GR 34
© Alexandre Lamoureux

Le GR34, fil rouge de la côte bretonne

Randonner sur le GR34 au Pays des Abers

Une invitation à parcourir l’un des plus beaux sentiers de France

Laissez-vous porter par le rythme de vos pas sur ce sentier légendaire. La brise marine vous accompagne tandis que vous découvrez les panoramas grandioses des Abers. Ici, un phare majestueux se dresse face aux éléments, témoin silencieux des siècles de navigation. Là, une petite crique secrète invite à la contemplation. Les ajoncs dorés et les bruyères roses bordent votre chemin, créant une palette de couleurs sans cesse renouvelée au fil des saisons. 

Au détour du sentier, les Abers déploient leur spectacle unique : ces bras de mer qui s’enfoncent dans les terres créent des paysages changeants au rythme des marées. À marée basse, observez les pêcheurs à pied s’aventurer sur l’estran, tandis qu’à marée haute, les eaux miroitantes reflètent le ciel comme un miroir parfait. 

Randonnée en famille sur le GR 34
© Alexandre Lamoureux

Chaque sentier est une promesse de liberté, chaque pas une invitation à s’émerveiller.

Balade nocturne "À la lumière des phares"

Des paysages changeants, avec la mer et le littoral à couper le souffle

Entre terre, mer et lumière

Quand le soleil commence à se coucher sur les abers, le GR34 se pare d’une tout autre atmosphère. L’air se charge d’embruns, le ressac des vagues s’intensifie, et dans le ciel qui s’assombrit, les premiers éclats lumineux des phares commencent leur ballet nocturne.

© Jérémy Jéhanin
© Jérémy Jéhanin

Une expérience sensorielle sous les étoiles

Phares de Lanvaon, île Wrac’h et île Vierge

Un trio emblématique du littoral

Suivez votre guide le long du sentier des douaniers. Dans la pénombre grandissante, il vous conte l’histoire de ces géants de pierre qui veillent sur les flots depuis des siècles. Sur la route de Lilia, la silhouette carrée du phare de Lanvaon se détache sur le ciel étoilé. Sa tour, dont le sommet rouge est si reconnaissable de jour, dialogue depuis 1868 avec le phare de l’île Wrac’h, situé à trois kilomètres au large. Ensemble, ils guident encore les navires vers le grand chenal de l’aber Wrac’h, prenant la relève d’un modeste fanal qui brillait autrefois sur le clocher de Plouguerneau. Aujourd’hui, ce gardien du littoral revit grâce à des associations passionnées qui animent ces joyaux du patrimoine au rythme d’expositions et d’événements culturels. 

Une atmosphère magique et chargée d’histoire

Les veilleurs de la nuit

Marcher de nuit sur le GR34, entre récits de marins et chorégraphie lumineuse

Plus loin, le phare de l’île Vierge dresse sa silhouette majestueuse, le plus haut d’Europe. À mesure que la nuit s’installe, le spectacle devient magique. Les faisceaux des phares percent l’obscurité, dessinant sur les vagues leurs signatures lumineuses uniques. Votre guide vous révèle les secrets de cette chorégraphie nocturne : chaque phare, chaque balise, chaque bouée émet son propre signal, véritable alphabet lumineux que les marins ont appris à déchiffrer au fil des générations. 

Le bruit des vagues qui s’écrasent contre les rochers, l’odeur iodée portée par la brise marine, la lueur mystérieuse des phares dans la nuit… Tous vos sens sont en éveil pour cette découverte unique du patrimoine maritime des Abers. Une expérience inoubliable, où l’histoire de la navigation côtière se raconte à la lueur des étoiles et des phares.

© Jérémy Jéhanin

Plein phare sur l'île Vierge

Et si cette découverte de nuit vous fascine, sachez que le phare de l’Île Vierge se visite aussi en journée, de mars à novembre. Une occasion unique de grimper au sommet du plus haut phare d’Europe et d’admirer un panorama exceptionnel sur les Abers et l’océan.

À retenir : pourquoi cette randonnée est unique ?

  1. Une randonnée immersive entre terre et mer, au rythme des faisceaux lumineux des phares 
  2. Une initiation à la lecture des signaux lumineux maritimes et à l’histoire des phares 
  3. Une ambiance nocturne magique, entre ciel étoilé, embruns et bruits de l’océan 
  4. Un patrimoine maritime et côtier raconté par un guide passionné

Mon petit conseil

Cathy

Randonneuse passionnée, je ne me lasse jamais du GR34 au Pays des Abers. Mon conseil ? Prenez votre temps. Chaque virage du sentier dévoile une nouvelle perspective, chaque pause offre un tableau différent. J'aime particulièrement partir tôt le matin, quand la lumière du soleil levant fait scintiller la mer et que les oiseaux marins entament leur ballet quotidien. Au fil de votre balade, accordez-vous des moments de pause pour admirer les phares majestueux, déguster les huîtres fraîchement sorties des parcs et échanger avec les ostréiculteurs qui partagent avec passion leur savoir-faire et leurs anecdotes.

Rien ne vous ancre plus à l’instant présent qu’un sentier entre terre et mer.

Entre mémoire et nature

Une randonnée ponctuée de rencontres, d’art et de sites emblématiques

Sentinelles du temps, de Plouguerneau à l’Aber Wrac’h

Dès les premiers pas, le sentier longe les eaux calmes du petit port du Koréjou, où les bateaux de pêcheurs et de plaisanciers oscillent doucement. Un arrêt s’impose pour découvrir le Corps de Garde, un ancien poste de surveillance du littoral datant du XVIIe siècle, témoin des époques où la mer était autant une ressource qu’une menace. 

© Eugénie Ragot
© Alexandre Lamoureux

Un patrimoine maritime et spirituel

Corps de garde, calvaire et chapelle

Des haltes culturelles qui racontent la vie d’autrefois

Un peu plus loin, le Calvaire de l’Estran, œuvre du sculpteur François Breton, rend hommage aux goémoniers et aux marins de Plouguerneau. Ses figures gravées semblent veiller sur l’océan, à la manière de vigies de pierre. Si vous avez de la chance, vous pourrez même échanger avec l’artiste lui-même : François Breton travaille régulièrement sur place, poursuivant inlassablement son œuvre au gré des inspirations et des marées. Une belle occasion d’en apprendre davantage sur son travail et sur l’histoire maritime du secteur. 

Pause spirituelle à la chapelle Saint-Michel 

Le GR34 se poursuit en direction de la chapelle Saint-Michel, perchée sur une butte offrant un panorama exceptionnel sur la mer d’Iroise. Son clocher semble défier les vents, et à l’intérieur, l’atmosphère intime invite au recueillement. Construite au XVIIe siècle, elle fut un lieu de pèlerinage pour les marins demandant protection avant de prendre la mer. Prenez un moment pour savourer le silence, interrompu seulement par le cri des goélands et le murmure du vent. 

NB : La chapelle se visite en juillet et en août et le reste de l’année, vous trouverez les clés à l’office de tourisme de Plouguerneau.

© Alexandre Lamoureux

Du GR au large

Jusqu’à Perros : la traversée d’un aber légendaire 

Un sentier entre deux rives, une étape en bateau et une vue inoubliable

La marche continue en longeant les rives de l’Aber Wrac’h, offrant des points de vue imprenables sur l’Aber Wrac’h et ses îles. L’arrivée à Perros marque une étape clé : ici, le GR34 s’interrompt temporairement pour laisser place à une traversée en bateau. Embarquez à bord du Bac An Treizh, ce passeur traditionnel qui relie les deux rives de l’Aber Wrac’h. Pendant la courte traversée, admirez le ballet des voiliers et la silhouette du sémaphore au loin. 

Infos pratiques : 
Le Bac An Treizh fonctionne en juillet et août selon les marées (prévoir quelques euros pour la traversée). Vous pouvez même le prendre avec votre vélo !

Abbaye Notre Dame des Anges
© Alexandre Lamoureux

Lieux discrets, récits passionnés

L’Abbaye Notre-Dame des Anges et le Sémaphore

De la surveillance maritime au silence des pierres

L’histoire reprend son fil avec la découverte du Sémaphore de l’Aber Wrac’h. Ce bâtiment emblématique, perché sur une colline, offre une vue panoramique exceptionnelle et sert aujourd’hui de lieu d’expositions culturelles. Il rappelle le rôle stratégique du site dans la surveillance maritime et la protection des côtes. 

Après avoir traversé l’Aber Wrac’h, une agréable marche le long des quais du port mène à un édifice discret, mais chargé d’histoire : l’Abbaye des Anges. Fondée au XVe siècle, elle veille sur l’Aber depuis des siècles, témoignant d’un passé monastique méconnu. 

Si vous êtes curieux d’en apprendre plus sur ce lieu fascinant, ne manquez pas la visite guidée avec Marc, un passionné d’histoire qui partage anecdotes et récits captivants. D’avril à octobre, il ouvre les portes de l’abbaye aux visiteurs, révélant les secrets de ses murs de pierre et l’histoire de ceux qui l’ont habitée. 

© Alexandre Lamoureux

Le plaisir des papilles et des yeux

L’arrivée : un port animé et gourmand 

Le seul port en eaux profondes entre Roscoff et Brest

Le port de l’Aber Wrac’h marque la fin de cette randonnée, mais certainement pas celle des découvertes ! Installez-vous en terrasse pour déguster un plateau de fruits de mer en admirant le va-et-vient des bateaux. Et pour terminer cette journée en beauté, grimpez jusqu’au Sémaphore de l’Aber Wrac’h et laissez-vous émerveiller par un coucher de soleil à couper le souffle. Depuis ce poste d’observation unique, le panorama sur l’Aber Wrac’h et l’océan Atlantique s’illumine dans une palette de couleurs dorées et orangées, un moment magique pour clôturer l’aventure. 

© Alexandre Lamoureux

À retenir : pourquoi cette randonnée est unique ?

  1. Un itinéraire entre patrimoine religieux et maritime 
  2. Une traversée originale en bateau 
  3. Des points de vue exceptionnels sur l’Aber Wrac’h et l’île Wrac’h 
  4. Un mélange entre nature préservée et sites historiques méconnus 
© Jérémy Jéhanin
© Alexandre Lamoureux

On ne fait pas que marcher en randonnée, on se retrouve pas à pas.

Le sentier de la baie des Anges, entre ciel et Aber

Immersion dans la nature des Abers

Un paysage mouvant où la mer, la lumière et la terre s'entrelacent

Le sentier serpente le long de la baie des Anges, offrant un spectacle changeant au rythme des marées. L’air marin, chargé d’iode et de senteurs végétales, accompagne chaque pas sur ce chemin bordé de dunes et de landes. Très vite, le regard se perd entre l’eau miroitante de l’Aber Wrac’h et l’infinité du ciel breton. 

© Alexandre Lamoureux
© Alexandre Lamoureux

À l’affût du vivant

Une marche au rythme des marées, entre faune, flore et estran

Une faune discrète mais omniprésente accompagne vos premiers pas sur le sentier

Dès les premiers mètres, la richesse de la faune se révèle. Une sterne pierregarin plonge avec précision, fendant la surface en quête d’un poisson imprudent. Sur les rochers découpés, quelques tournepierres fouillent le varech, indifférents à notre passage. Plus loin, une aigrette immaculée guette patiemment entre les bancs de sable.

La Bretagne côté sauvage

Immersion dans la nature des Abers

La vie sauvage en mouvement

Les paysages s’alternent : dunes sauvages où dansent des oyats, plages de sable fin où s’échouent parfois quelques trésors marins, et prairies humides où s’épanouissent orchidées sauvages et salicornes. Les ajoncs en fleurs offrent une touche dorée aux sentiers, contrastant avec les bruyères aux teintes violettes qui tapissent la lande. 

En contournant l’anse de Brouennou, l’ambiance change : le sentier s’enfonce brièvement dans un bocage préservé.  

Tous les sens en éveil

Faune, flore et ambiance iodée

Observer, écouter, respirer, ressentir : une randonnée vivante et apaisante

En atteignant l’Aber Benoît, le spectacle est saisissant. À marée basse, de nombreux oiseaux viennent festoyer sur l’estran : bécasseaux, courlis et huîtrier-pies picorent inlassablement dans la vase. Les mouettes argentées, elles, planent au-dessus des parcs ostréicoles, espérant quelques miettes oubliées. 

Arrêtez-vous quelques instants à la cabane d’observation qui se trouve au pont de Tréglonou, afin de repérer discrètement toutes ces espèces et d’en apprendre davantage avec les panneaux d’informations.

© Mathieu Rivrin
© Mathieu Rivrin

Un détour entre Tréglonou et Saint-Pabu

Une pause crêpe au manoir de Trouzilit, à deux pas de l'aber

Pause gourmande et nature en bord d’aber

En cheminant sur le GR34 entre Tréglonou et Saint-Pabu, un petit détour s’impose pour découvrir le manoir de Trouzilit, niché au cœur d’un domaine de 30 hectares bordant l’Aber Benoît. Ce lieu mêle patrimoine, nature et ambiance familiale. La crêperie, installée dans une ancienne bâtisse de caractère, vous invite à une pause savoureuse, pour reprendre des forces. Ici, le temps semble suspendu : pendant que certains s’initient au minigolf ou profitent du centre équestre, d’autres dégustent une crêpe bien dorée. Une halte qui ravira autant les randonneurs affamés que les flâneurs en quête d’un moment hors du temps.

© Mathieu Rivrin

Comprendre pour mieux admirer

Une pause à la Maison des Abers

Un espace muséographique et pédagogique

Cet espace muséographique invite à découvrir la formation des abers, leur écosystème unique et les traditions locales qui y sont associées. Durant les vacances scolaires, la Maison des Abers propose de nombreuses animations pour petits et grands, mêlant découverte du patrimoine, sensibilisation à l’environnement et activités ludiques. 

Pourquoi ne pas prolonger l’exploration avec une activité nature ? Plusieurs options s’offrent aux curieux…

Des animations nature entre mer et rivière

Mon conseil ? Plongez au cœur de l’Aber Benoît avec une balade commentée sur ses rives, idéale pour comprendre l’histoire et la biodiversité de cet estuaire. Pour les plus aventuriers, partez en quête des trésors de l’estran avec l’animation "Pêche à pied découverte", une activité ludique et éducative pour apprendre à reconnaître coquillages et crustacés dans leur milieu naturel.

De belles occasions d’allier émerveillement et apprentissage, au rythme des marées !

Une escale nature et ressourçante

Fin de parcours à Saint-Pabu

Dormir au vert et repartir du bon pied

L’arrivée à Saint-Pabu marque la fin de cette parenthèse enchantée. Pour prolonger l’expérience au plus près de la nature, une halte à la Clé des Champs s’impose. Nichée dans un écrin de verdure, cette grande maison offre un véritable havre de paix. Depuis la propriété, les chemins balisés permettent un accès direct aux plages et à l’Aber Benoît, invitant à poursuivre l’exploration entre terre et mer. 

À retenir : pourquoi cette randonnée est unique ?

  1. Une immersion sauvage : entre dunes, landes, plages et estran, une diversité de paysages préservés qui évoluent au gré des marées. 
  2. Un paradis pour les oiseaux : sternes, aigrettes, bécasseaux, courlis… Une réserve naturelle à ciel ouvert, idéale pour l’observation ornithologique. 
  3. Une flore exceptionnelle : bruyères, ajoncs dorés, salicornes et orchidées sauvages colorent le sentier tout au long de l’année. 
  4. Un itinéraire entre terre et mer : le GR 34 épouse le relief côtier, offrant des panoramas spectaculaires sur les Abers et les îles environnantes. 
  5. Une expérience sensorielle : bruits du vent et des vagues, parfums iodés, lumière changeante… Une marche où chaque sens est sollicité.